14 Décembre 2022 – Conférence gratuite en Astronomie : « De l’OHP en Provence à l’ELT au Chili : étudier les exoplanètes par spectroscopie »

Mercredi  14/12/2022 19h30 – 21h00
Planet Ocean Montpellier, Allée Ulysse, Odysseum

De l’OHP en Provence à l’ELT au Chili : étudier les exoplanètes par spectroscopie 

Depuis la découverte de la première exoplanète en orbite autour d’une étoile semblable au Soleil (à l’Observatoire de Haute-Provence (OHP) en 1995),la spectroscopie est au cœur de l’étude des planètes extrasolaires.

Grâce à la mise au point d’instruments toujours plus performants, cette technique qui consiste à décomposer la lumière des astres en ses différentes longueurs d’onde nous permet aujourd’hui, non seulement de détecter de nouvelles exoplanètes de plus en plus semblables à la Terre, mais aussi de les étudier de plus en plus précisément.

Dans cette conférence, Julien MORIN retracera le parcours qui, des premières découvertes jusqu’à la fin de la décennie, nous amènera à mieux comprendre ce qui fait qu’une planète est habitable, avec la mise en service de l’Extremely Large Telescope (ELT) européen actuellement en construction au Chili

Réservation : https://www.planetoceanworld.fr/agenda/

Septembre 2022 : les étudiants de Master 2 Astrophysique et Cosmos, Champs et Particules à l’Observatoire de Haute-Provence

Le séjour annuel  à l’Observatoire de Haute-Provence des étudiants des Masters 2 « Astrophysique » et « Cosmos, Champs et Particules » de Montpellier et Lyon s’est déroulé du 19 au 23 septembre 2022.

La promotion 2022-2023 des M2 Astrophysique-CCP Lyon-Montpellier et leurs encadrants sous la coupole du télescope de 193 cm. Crédit : J.-F. Gonzalez

Ce séjour est un moment important pour nos étudiantes et étudiants de Master qui ont ainsi l’occasion de rencontrer l’ensemble de la promotion répartie sur deux sites, et de mener un projet de recherche en groupe depuis la planification des observations jusqu’à la rédaction d’un rapport scientifique. Ce sont cette année 23 étudiantes et étudiants qui ont pu utiliser 3 télescopes de l’OHP ainsi que le télescope IRiS du LabEx OCEVU pour mener à bien 8 projets (taux de formation stellaire et métallicité d’une galaxie spirale, température et pression d’une nébuleuse, caractérisation d’un système exoplanétaire, etc). Au cours du séjour les étudiants ont également eu l’opportunité de visiter le télescope de 193 cm avec lequel les astronomes suisses Michel Mayor et Didier Queloz, prix Nobel de Physique 2019, ont découvert la première exoplanète en orbite autour d’une étoile de séquence principale, 51 Pegasi b, en 1995.

La nébuleuse de la bulle NGC7635 au télescope de 120 cm. Crédit : acquisition : M. Bailleul, C. Beissière-Thygesen, A. Faiq, V. Fonteneau, Ch. Sallard, K. Sommer ; Traitement : K. Sommer

Les bonnes conditions météorologiques leur ont permis de collecter plusieurs milliers d’images et centaines de spectres pour mener à bien leurs projets puis réaliser quelques images d’astrophotographie.

Mars, le taureau et les Pléaides se lèvent sur le télescope de 80 cm. Crédit : J. Morin.

Ce séjour est organisé avec le soutien du département de physique de la faculté des sciences de l’Université de Montpellier,  du LabEx LIO, et du LUPM.

Les étudiants de Master 2 Astrophysique et Cosmos, Champs et Particules à l’Observatoire de Haute-Provence

Le séjour annuel  à l’Observatoire de Haute-Provence des étudiants de Master 2 « Astrophysique » et « Cosmos, Champs et Particules » de Montpellier et Lyon a eu lieu du 6 au 10 septembre 2021.

La promotion 2021-2022 des M2 Astro-CCP Lyon-Montpellier et leurs encadrants. Crédit : A. Sigot.

Ce séjour est un moment important pour nos étudiantes et étudiants de Master qui ont ainsi l’occasion de rencontrer l’ensemble de la promotion répartie sur deux sites, et de mener un projet de recherche en groupe depuis la planification des observations jusqu’à la rédaction d’un rapport scientifique. Ce sont cette année 21 étudiantes et étudiants qui ont pu utiliser 3 télescopes de l’OHP ainsi que le télescope IRiS du LabEx OCEVU pour mener à bien 7 projets (taux de formation stellaire et métallicité d’une galaxie spirale, température et pression d’une nébuleuse, caractérisation d’un système exoplanétaire, etc).

La galaxie spirale NGC6946 au télescope de 120 cm. Acquisition : F. Turpin, J.-M. Lacroix, A. Richard, J. Richard. Traitement : A. Sigot.

Les bonnes conditions météorologiques leur ont permis de collecter plus de 3000 images et 200 spectres pour mener à bien leurs projets puis réaliser quelques images d’astrophotographie.

L’amas globulaire Messier 92 observé au télescope de 120 cm. Acquisition : L. Thébault, L. Meunier, C. Cornil, J. Richard. Traitement : A . Sigot.

Au cours du séjour les étudiants ont également eu l’opportunité de visiter le télescope de 193 cm avec lequel les astronomes suisses Michel Mayor et Didier Queloz, prix Nobel de Physique 2019, ont découvert la première exoplanète en orbite autour d’une étoile de séquence principale, 51 Pegasi b, en 1995.

Les amas stellaires des Hyades et des Pléiades au-dessus du télescope de 193 cm de l’Observatoire de Haute-Provence. Crédit : J. Morin.

Ce séjour est organisé avec le soutien du département de physique de la faculté des sciences de l’Université de Montpellier, du département de physique et de la faculté des sciences de l’Université Claude Bernard Lyon 1, du LabEx LIO, du LUPM et du CRAL.

Light painting Astro-CCP. Crédit : Tiffany Luce.

Calendrier 2021 des Femmes qui ont fait l’astrophysique nucléaire

Calendrier 2021 des Femmes qui ont fait l’astrophysique nucléaire

Téléchargez et imprimez dès maintenant sa version française ici :
http://www.chetec.eu/news/calendar-of-women-scientists-who-made-nuclear-astrophysicsmany-language-versions-available

D’où viennent les éléments chimiques, du carbone et de l’oxygène au fer et au plomb, qui nous constituent nous-même et notre monde ?

femmes_astrophysique
Comme l’a dit William Fowler en recevant le Prix Nobel en 1983, “ Nous sommes tous vraiment et littéralement un petit tas de poussière d’étoiles”. Cela est dû au fait que beaucoup de la matière dont
nous sommes faits a été produite dans les étoiles, où les températures et densités élevées permettent aux réactions nucléaires de produire des éléments chimiques toujours plus lourds.
La quête de l’origine des éléments chimiques implique la physique nucléaire expérimentale et théorique, l’astronomie observationnelle, la modélisation astrophysique et la théorie cosmologique,
car elle nécessite de combiner une expertise à la fois sur les réactions nucléaires elles-mêmes, mais aussi sur les sites astrophysiques où ces réactions se produisent. C’est ce que l’on appelle
l‘Astrophysique Nucléaire.

Les femmes scientifiques ont joué un rôle essentiel dans le développement de l’Astrophysique Nucléaire, en apportant des contributions majeures sous forme d’observations astronomiques, d’identifications visuelles et spectroscopiques, de classifications d’étoiles et de catalogues, de prédictions et de découvertes d’objets stellaires, de conceptions et de constructions d’instruments, de découvertes théoriques et expérimentales de matériaux nucléaires, d’explications physiques, de dérivations mathématiques et d’interprétations chimiques de toutes choses, galactiques et au-delà.

Pour célébrer ces prouesses tout au long de l’année 2021, douze femmes d’exception qui ont aidé au développement de l’Astrophysique Nucléaire sont commémorées sous forme de calendrier. Christine Hampton, qui a conçu le calendrier, explique: ”Avec ce calendrier, nous voulons présenter des modèles féminins pour encourager les jeunes à choisir une carrière en Astrophysique Nucléaire, et pour éduquer tout le monde sur l’impact significatif des femmes, passé et présent, sur le développement de l’Astrophysique Nucléaire.”

“Grâce à un effort d’équipe hors du commun promu par l’action COST ChETEC, nous avons traduit le calendrier en 24 langues différentes” Maria Lugaro, la coordinatrice du projet ajoute “ De cette façon, des personnes de nombreux pays différents pourront en profiter.”
Les principaux sponsors du projet sont l’action COST ChETEC (CA16117, chetec.eu, Chemical Elements as Tracers of the Evolution of the Cosmos), le Join Institute for Astrophysicics (JINACEE) aux États-Unis, et le réseau international pour l’Astrophysique Nucléaire IReNA (International Network for Nuclear Astrophysics).

Contacts:
Ana Palacios (ana.palacios@umontpellier.fr) et William Chantereau
(william.chantereau@astro.unistra.fr) (pour la France)
Maria Lugaro maria.lugaro@csfk.mta.au (pour l’Europe)
Christine Hampton hamptonc999@gmail.com (pour les États-Unis)